17 avril 2009

habitat groupé ?

"L’habitat groupé séduit de plus en plus les partisans du « vivre autrement ». Le principe ? Rassembler un groupe de particuliers qui souhaitent investir dans un projet immobilier commun, respectueux de l’environnement et surtout, centré sur l’épanouissement social de ses habitants. Le fait d’avoir des constructions plus denses contribue par ailleurs à éviter l’étalement urbain. » « Dans les années 70, un certain nombre de Français se sont lancés dans ce type de projets, c’était dans l’air du temps. Au point qu’à la fin des années 80, on comptait une centaine d’habitats groupés. Et puis les années 90 ont vu naître le culte de l’individualisme, et le mouvement s’est estompé. » Pour Michel Broutin, président de l’association Ecohabitat Groupé, le regain d’intérêt que l’on observe aujourd’hui en Bretagne, en Alsace, dans le Midi ou encore en Gironde, s’explique par deux raisons. « Les modèles individualistes et libéraux ont montré leurs limites, et la prise en compte de la question environnementale, qui devient centrale dans l’habitat, se généralise. » Aujourd’hui, une cinquantaine de projets sont en cours en France. Au contraire, la motivation première reste l’envie de partager un environnement et des valeurs communes. Si chacun investit selon l’espace qu’il occupe, les « habitants groupés » partagent buanderie, atelier, bibliothèque, voire même salle polyvalente. Parfois, ils peuvent accueillir des associations dans leurs locaux, et participer ainsi activement à la vie locale. L’intérêt est aussi de s’organiser pour les gardes d’enfants, l’aide aux personnes âgées, le covoiturage. Ils créent ainsi une mixité et des échanges sociaux qui profitent à tous, et en particulier aux plus jeunes." (lu sur "novethic.fr")
.... et alors : ça correspond tout-à-fait à ce que nous voudrions voir aboutir ici.
MAIS - il y a un MAIS !
Depuis l'achat en 2005-2006, nous avons pas mal "galéré" pour trouver une banque qui nous fasse confiance, obtenir un permis de construire (rénovation totale assimilée à une construction neuve, avec, en plus, un "changement de destination" - transformation d'une ferme en maison d'habitation) ; puis pour "stabiliser" le chantier avec de bons artisans et fournisseurs ! C'est chose faite maintenant. Le problème persistant est celui de trouver les habitants des lieux. Nous avons rencontré beaucoup de gens (plus d'une centaine !) mais l'analyse montre :
- qu'il existe un problème économique : s'agissant d'une part d'un lieu et d'une région "ayant la cote", c'était cher dès le début ; d'autre part, le choix de la rénovation écologique, éthique et esthétique présente également un surcoût ;
- doublé d'un problème juridique : le premier statut juridique de propriété (unipersonnelle ; nécessité faisant loi, il y avait urgence pour l'achat) doit être modifié pour une copropriété et cela a, à nouveau, un coût.
Nous n'avons donc pas trouvé (deux pour l'instant, sur 5 ou 6 souhaités) tous les "investisseurs" nécessaires pour partager ces grands bâtiments :
- investir en argent d'abord - et hélas - (la banque, toujours la banque ! on ne peut malgré tout s'exclure de la société marchande!!!)
- mais aussi, et c'est à nos yeux très important, investir en idées et en actes pour un épanouissement social de chacun et chacune, dans un partage réciproque des compétences.

04 avril 2009

c'est le printemps..

petite note, pour les "nouveaux" qui arrivent sur ce blog : n'hésitez pas à regarder les rubriques dans la colonne de gauche (par exemple : premier contact avec l'écohameau), pour avoir une première idée du lieu et de sa philosophie...

.. et nous revoilà face à nos contradictions !!!! et oui : décroissance et travaux de rénovation( = un coût important) et aussi : écologie et travaux -même pour un résultat écologique (= pollution).
En effet, Alain a repris le sablage, à l'étage de la grande longère. Alors il y a un compresseur (ah !la pollution sonore... sans parler de l'échappement : la "bonne" odeur du gaz-oil !) et, au bout du scaphandre, tous ces grains de corindon (sorte de sable noir hyper-dur) décolle une vieille peinture laquée probablement pleine de plomb et autres joyeusetées...

l'ancienne porte de cette pièce a de très jolies ferrures, que nous aimerions replacer dans le bâtiment. Nous avons contacté un artisan ébéniste qui doit passer prochainement pour aussi voir s'il peut rénover un des vieux escaliers en chataîgnier....

Par contre, le résultat est intéressant : on retrouve une cheminée d'étage (les cheminées étaient rares dans les étages, hors maison de maître) très jolie, toute en finesse, avec un joli jambage de force dans le foyer :

un bel enduit de chaux devrait mettre en valeur ces belles pierres....

Bon, et puis il y a aussi et encore de l'ouvrage en attente : le calage du plancher supérieur, le plancher en chataîgnier et/ou chêne, la poutraison sous chaume, le lambris sous toit....

(pour le détail technique : livraison des scieries Jarno de Camors, bois de pays non traîté)