21 mars 2008

charpente sur bâtiment Est

bon.... hélas, ici, on a moins de moyens -déjà- que sur le premier bâtiment.... la charpente sera en Douglas (pin "dur") -exit le chêne local !- et seules les parties apparentes seront assemblées par tenon/mortaise (très joli assemblage par pièces de bois), les autres assemblages seront réalisés par boulons en acier zingué et embrèvements (= assemblage oblique de deux pièces de bois).... Par contre, pas de compromis concernant la qualité : bois non traité, et provenant de France.

... m'enfin... c'est quand même pas une charpente "américaine" faite en série en usine....

regardez la jolie couleur rosée :

et le vieil escalier d'accès, en sapin, vraiment très pourri - il faut faire très attention où l'on met les pieds !- mais j'aime bien la forme de la rampe en arrondi....

20 mars 2008

soutien à Kokopelli !

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée : - 12.000 € pour le grainetier Baumaux - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF). Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès. Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun. C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli. Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais. L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses. Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance). Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions. L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes. Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées. Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures. L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ? La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas. N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment. Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens ! Source : http://www.kokopelli.asso.fr

19 mars 2008

s'adapter au bâti ancien...

... il va falloir créer une limite franche entre le chaume et l'ardoise,

et il faut donc installer des chevronnières (des pierres de granit taillées sur mesure par le maçon : un as ce Jean Pierre, je vous dis !!) tout le long du mur porteur avec cheminée. Ce mur avait été légèrement modifié lors de la fameuse tempête de 1967 pour installer des tôles sur une "petite" charpente vite faite, à pas cher - enfin, j'espère, vu le peu d'attention portée à sa mise en place à l'époque : on le voit bien sur cette photo : la pente du toit a été changée (trace des tôles jusqu'en haut de la cheminée, et limite du toit d'origine un peu au dessous), du béton de mauvaise qualité coulé tout le long et sur le dessus des murs....

(par ailleurs, on commence à doubler la haie de plein vent, en espérant qu'elle pousse vite !)

18 mars 2008

2 manif pour le prix d'une !

siwazh, siwazh !! une nouvelle marée noire à St Naz et dans l'estuaire de la Loire... j'ai mis un lien avec le titre de ce "post" : allez-y-voir pour une manif ce samedi à Saint Nazaire...
et aussi, le samedi suivant, la grande manif régionale pour dire NON aux ogm (avez-vu ce formidable reportage sur arte.fr ? ça fait peur, très peur, toutes ces infos, connues, mais mises bout-à-bout, c'est très impressionnant....). www.combat-monsanto.org
nid de vipères... vous avez dit "nid de vipères" ? j'ai ce qu'il vous faut !!! si seulement on pouvait les mettre dans ce grand panier ; et ensuite appeler un charmeur de serpents avec son "flutiau" !!!!

06 mars 2008

démontage-remontage de la cheminée !

commentaires : - il ne faut pas avoir le vertige !

- et, deuxio, il y a un micro-climat sur le toit...... ou alors il y avait un début de strip-tease (en anglais dans le texte,... ouarrffff - comprends qui peut - private joke !!!) : regardez le tas de fringues sur les barres de l'échaffaudage, et le garçon un peu planqué derrière les branches d'arbre

vu de l'intérieur, le débord du chaume, entre les barreaux de fer de la fenêtre :

la charpente de 1967, refaite à la va-vite après la tempête, qui doit être reprise entièrement, avec remise à la place "originelle", et dans des sections de bois plus adéquates....
et à part ça, toujours la course contre la montre pour l'appartement du rez-de-chaussée : la journée passée à étaler de l'huile de lin sur les poutres et plafonds, en attendant les derniers passages d'enduit sur les murs, pour pouvoir, enfin, les peindre...

05 mars 2008

mouvements....

de l'animation ces jours-ci !! les couvreurs qui enlèvent les tôles de la partie Est de la grande longère :

et hop, un côté :

du côté Ouest, les chaumiers avancent... trop vite !!! en effet, nous avions mal planifié et oublié de faire intervenir le maçon qui doit rendre fonctionnelle cette "fausse" cheminée (il n'y a pas de conduit au centre...). Il faut donc qu'il fasse une saillie dans le mur depuis le bas, puis un passage au milieu de la souche de cheminée, pour laisser passer le gaînage inox pour la future chaudière à bois. Heureusement, ils sont tous bien sympas et compréhensifs, et ils ont trouvé un moyen pour s'arranger et travailler en concertation, sans que personne ne perde trop de temps tout de même...

Cette partie de charpente est à refaire entièrement : récupérer la forme originelle (on voit les anciens trous dans le mur, où étaient scellées les anciennes pannes (pièces de charpente). De belles vieilles fenêtres aussi...

ici, sous les vieilles planches, dans un trou du mur, il y a un nid d'éperviers... Quel dommage de les déranger maintenant, au moment de la nidification ! Mais comment faire autrement ??

02 mars 2008

bientôt....?

nettoyage du coin cuisine... qui n'est pas tout-à-fait terminé...

huile de lin sur parquet chêne et sur porte en sapin..

début de première couche de peinture...

l'huile de lin fait foncer les poutres en chêne, ainsi que le plafond en parquet douglas (non-non, pas Kirk, ni Michael !!! :-)) ; mais en saturant les pores du bois, surtout pour les vieilles poutres, on évitera les "coulures" de sciures...