21 juin 2007

vacances à vélo !

allez voir sur le site :
un tour en Bretagne pour la décroissance.... Et peut-être une étape sur notre terrain, pour visiter le chantier de rénovation écologique... et pour essayer nos toilettes sèches, "fait maison" !!

14 juin 2007

jour de marché...

ce matin, c'était jour de marché à Hennebont. J'ai acheté des plants de poireaux (jaune du Poitou), parce que les nôtres sont sous les herbes folles !!!...... j'ai aussi acheté ça !

devinez quoi ! et puis, j'ai aussi ça, comme devinette : on dirait une plantation de cactus mexicain, non ?

en fait, nous avons mis en attente le long d'un hangar, toutes les plantes qui poussaient sur le faîtage de la chaumière : elles retrouveront leur place en août, à la fin de la réfection de la toiture...

Le maçon est toujours aussi efficace : une deuxième fenêtre à l'étage (façade nord) est déjà presque terminée pour ce premier appartement. Il y aura une troisième fenêtre à l'extrémité du bâtiment, sur cette même façade, pour le deuxième appartement.

Nous avons reçu aussi une partie du parquet pour les appartements, parquet commandé à une petite scierie artisanale : l'artisan ne travaille que des bois locaux. Pour nous, ce sera chêne au premier étage, et chataignier au deuxième.... non traité chimiquement, bien sûr ! Il y a plusieurs largeurs, pour donner un aspect plus rustique. C'est plus de travail pour la pose, beaucoup d'attention, mais le résultat en vaut la peine (Alain avait déjà posé du lambris sur ce principe, et c'est vraiment beau !).

Le charpentier, quant à lui, a commencé la reprise de charpente sur la petite maison : Pour terminer pour ce soir, un petit indice : regardez qui ça intéresse, mon paquet du marché !

12 juin 2007

et hop !

voilà la fenêtre terminée ! bon, sûr, je devrais repeindre la porte ensuite (j'aurais déjà dû le faire l'an passé...).

Le toit de chaume : déjà un demi-toit (enfin, un quart, vu qu'il y a aussi l'autre face à faire ensuite).

et voilà pour aujourd'hui ! avec toujours des fleurs de saison...

ps : yeahhh !!! je viens enfin de dépasser les 1500 visites !!! merci à toutes et tous, ça fait bien plaisir, quand même, de savoir que ce n'est pas que pour moi et la famille, ce blog !

11 juin 2007

chantier...

La couverture en roseau avance vite sur la chaumière (pose beaucoup plus rapide que la paille de seigle) :
démontage du toit en seigle :
charpente nue :

encore une montée bientôt terminée !

Et sur la longère, toujours les ouvertures de fenêtres (toujours aussi belles...........enfin, moi, je trouve !) : les pierres, les proportions, les joints à la terre et chaux....

07 juin 2007

tourisme local...

Très belle journée hier, un beau temps d'été : alors, nous en avons profité pour aller prendre l'air un peu à l'écart du chantier... direction Saint Cado, parce que c'est vraiment tout près d'ici, et vraiment agréable et reposant, en tout cas "hors saison", avant l'afflux des touristes... et surtout de leurs voitures. Ici, pas un bruit de moteur, juste des oiseaux marins qui se manifestent de temps en temps.

Nous avons vu les "classiques" goélands, mouettes rieuses ("hihihâhâ", pour ceux qui lisent Gaston Lagaffe !), cormorans, et aussi un couple de sternes en train de pêcher juste devant nous : elles faisaient des "piqué-plongé" impressionnants !
Le tour de l'île est vraiment vite fait, c'est un tout petit îlot, mais très sympa : d'abord un pont, qui a sa légende, comme tout site breton qui se respecte ! Saint Cado est un évangélisateur venu d'Irlande, qui aurait traversé la mer sur une barque en granit (!) .... Devant ce petit îlot de la ria d'Etel, il aurait décidé d'en faire son ermitage, et pour cela, il voulait construire un pont. Il peinait à poser les premières pierres, vite déplacées par les marées, quand le Diable en personne lui apparut et lui proposa un pacte : il lui construirait un pont en une nuit seulement, à la condition qu'il emmène aux enfers l'âme du premier qui passerait sur le pont dès le lever du jour... Après réflexion, le saint accepta..... mais il guetta le pont jusqu'au point du jour, et envoya un chat noir sur le pont. Le Diable dût s'en contenter...

c'est peut-être l'explication de la mauvaise réputation des chats noirs, les pauvres....

Dès le passage du pont, une belle maison, célèbre à force d'être sur les dépliants touristiques et les cartes postales !
C'était "marée basse" ! on pouvait longer l'île jusqu'à la chapelle de Saint Cado, dédiée aux marins perdus en mer. Sur le bord de l'estran, nous avons croisé cette épave de très vieux bateau en bois !
La chapelle est toute petite, mais très jolie, bien entretenue et avec de jolis vitraux.

Sous une maquette d'un trois-mâts ; il y a une dalle en granit, sur laquelle, ou plutôt "sous" laquelle, les croyances locales prêtent un don de guérison des pertes d'audition. Il fallait que les personnes se mettent à genoux sur le sol (en granit aussi) et metttent la tête dans la cavité creusée dans la dalle de granit. Le prêtre prononçait les prières de guérison, au nom du saint, et les personnes devaient guérir... Je n'ai pas essayé... mais de toute façon, le curé n'était pas là : il ne doit y avoir des messes qu'à l'occasion des pardons et processions, cérémonies toujours imposantes, avec les bannières, les reliques, et défilé autour du calvaire monumental du 19ème siècle :

En contre-bas, une source dans un joli enclos maçonné en granit.. Hélas, le niveau de la mer a monté, et le bassin est maintenant envahi par la marée montante ; et la statuette du saint, dans la petite niche, a disparu...

En contre-bas, on trouve l'ancienne fontaine d'eau douce du village (je me demande si elle n'était pas saumâtre par temps de sécheresse, avec toute cette eau de mer autour !).

Sur le côté Est de l'île, on voit une autre île, qui est une réserve ornithologique, tout accostage y est interdit, les oiseaux marins nichant très souvent à même le sol....

En sortant, drôle de surprise : des employés municipaux, habillés comme à Tchernobyl, étaient en train de traiter les algues qui poussent sur le bord de la nouvelle rampe d'accès pour les bateaux, recouvert par la marée....

J'espère que ce traitement n'est pas toxique quand il se dilue dans l'eau !!

Et voilà, une autre carte postale : sur le côté Ouest, une ancienne exploitation ostréicole, rachetée par la mairie (ou le département ?) : le petit bâtiment d'exploitation ostréicole, qui avait été accolé au pignon a été démoli et il reste cette jolie petite maison sur ce tout petit îlot, qui fait bien rêver beaucoup de passants !

04 juin 2007

la ouate et le roseau...

Non, ce n'est pas une nouvelle fable ! Il s'agit des travaux du jour !

Première phase d'isolation : les planchers ; avec insufflation de ouate de cellulose à 45 kg/m3 ;sur une épaisseur de 10 à 20 cm, selon le calage des vieilles poutres, pas trop droites.
Et, sur la chaumière, passage à la couverture en chaume de roseau, en remplacement de la paille de seigle (j'ai dû déjà vous en parler ?). Nous avions beaucoup aimé notre toit en seigle, mais après 15 ans.... et surtout les générations de souris et mulots, et les fuites du faitâge, puis les fuites le long des pierres de rive, puis enfin, les fuites un peu partout, sans parler d'une martre qui avait choisi d'y faire son nid... Tous ces désagréments ne sont pas liés directement à ce type de couverture traditionnelle, ou pas tous : si les anciens étaient moins maniaques sur l'étanchéité (sous les toits, il n'y avait pas des chambres, mais des greniers), ils savaient par contre intervenir eux-même sur leur propre toit, avec des matériaux locaux de leur exploitation agricole, ce qui n'est malheureusement plus le cas. Et les artisans actuels ont dû apprendre "à la débrouille", auprès de quelques anciens qui ont bien voulu transmettre, et sans apprentissage. Du coup, nous avions trouvé, il y a plus de quinze ans, un jeune couvreur sans trop d'expérience, mais qui voulait aussi aller vite et gagner vite (nous ne le savions pas, au début du chantier !!). Nous avons appris par la suite que ce genre de toiture doit subir une sorte de révision "des mille kms", c'est-à-dire : au bout de quelques mois, la paille doit être resserrée, pour pouvoir ensuite résister de longues années, avec une petite visite de courtoisie de temps en temps !! ... Ce qui n'a pas été fait, malheureusement...
La paille de seigle ne se pose pas de la même façon que le roseau : la paille se pose en travée verticale, environ un mètre, jusqu'au faîtage, puis des liens en paille tressée (méthode traditionnelle, mais, hélas, la paille actuelle est beaucoup moins résistante et se casse facilement) rattachent une nouvelle travée, et ainsi de suite...
Le roseau, comme vous pouvez le voir sur la photo, se pose en bande horizontale, et les liens sont métalliques. Pas de grains, pas d'épis pour attirer les rongeurs... Pour les visites de contrôle, nous prendrons des engagements du chaumier (pas "chômeur" !!!), pour éviter les mêmes problèmes pour les 15 ans qui viennent !

... et toujours la terre et la chaux : ouverture d'une nouvelle fenêtre au Nord en RdC. Admirez ces joints de terre très fins autour des pierres de granit, du vrai travail d'artiste !